Une foule survoltée pour Paul McCartney à Montréal

Alain Martineau
La Presse Canadienne

paul-mccartney-live-music-star-newsUne foule survoltée a accueilli un Paul McCartney souriant et en pleine forme au Centre Bell pour un spectacle de trois heures sans entracte au cours duquel l’ex-membre des Beatles a revisité les succès de sa longue carrière qui n’est pas terminée à 68 ans.

Composée surtout de gens de 50 ans et plus, mais de jeunes aussi, la foule a vibré et passé à travers toute une gamme d’émotions en entendant et en dansant sur près de 40 chansons interprétées par la star britannique, qui s’est souvent exprimé en français.

Ce sont surtout les titres de l’ère Beatles des années 60 qui ont le plus soulevé l’assistance, dont ceux qui étaient sur le plancher – la patinoire du Canadien – restant debout pendant tout le spectacle.

McCartney, solidement appuyé par ses quatre musiciens qui le suivent depuis 10 ans, et une impressionnante équipe technique, n’a eu aucune difficulté à rallier les gens avec des pièces telles Something – qui se voulait aussi un hommage à George Harrison – Obla Di Obla Da, Back in the USSR, Let it be et Hey Jude. Les gens n’hésitaient pas à accompagner l’artiste sur ces populaires titres aux refrains accrocheurs.

En rappel, McCartney a répété ce qu’il avait fait à Québec il y a deux ans en revenant sur scène avec un immense drapeau du Québec, mais suivi d’un collègue musicien qui lui brandissait le drapeau britannique.

Début traditionnel

Comme il le fait à chaque spectacle depuis une trentaine d’années, c’est avec Venus and Mars/Rockshow, que McCartney ouvre le spectacle, notamment pour sa présente tournée baptisée Up and Coming.

Après les salutations d’usage, – en mentionnant qu’il parlerait un peu français mais qu’il était meilleur en anglais – McCartney, qui revenait à Montréal après une absence de plus de 20 ans, a tenu à interpréter cette chanson importante en ouverture car elle a été le premier grand succès de Wings, groupe qu’il a formé avec sa femme Linda McCartney après deux albums en solo, suivant la disparition des Beatles.

Puis après Jet, aussi faite avec Wings, les spectateurs ont plongé encore plus loin dans leurs souvenirs en entendant All my Loving, première chanson des Beatles à être interprétée.

La table était mise pour une belle soirée de retrouvailles, dans une atmosphère «Beatles», sous les cris et applaudissements des 17 000 spectateurs réunis.

Outre la mise en place de l’une des plus imposantes scènes au Centre Bell, trois écrans géants étaient installés dans l’enceinte.

Sur l’écran au-dessus de la scène, on a pu voir diverses vidéos rappelant le parcours de McCartney ou des autres Beatles, des projections psychédéliques typiquement années 60, venant appuyer des chansons de l’époque «Fab Four».

Parmi les autres titres au menu de la soirée, on notait les classiques Drive My Car, Let ‘Em In, My Love, Band On The Run, Paperback Writer, entre autres.

McCartney a par ailleurs apporté une petite touche francophone à son spectacle en ajoutant, à mi-chemin de sa prestation, la ballade Michelle, non prévue à l’origine.

Il a changé de guitare à plusieurs reprises – maniant aussi le banjo – et a joué du piano pour plusieurs titres, à une foule qui a apprécié grandement sa polyvalence et surtout sa générosité .

En rappel – pour les deux prévus en fait -, McCartney a entonné six autres de ses succès, dont Lady Madonna, Yesterday, de même que Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band et The End, pour terminer la prestation.

Attendu pendant des heures

La légende vivante s’était pointée au Centre Bell à 16h45, saluant de nombreux admirateurs dont des jeunes qui voulaient le voir de près. Certains attendaient devant la porte d’entrée du garage principal depuis quatre heures pour voir l’artiste qui a pris le temps de signer plusieurs autographes.

Ses tests de son ont eu lieu un peu plus tard que prévu.

Paul McCartney était arrivé de New York en début d’après-midi, par jet privé.

Plus tôt, on a pu compter 20 gros camions remplis d’équipement pour le spectacle qui monopolisait aussi 150 techniciens, dont 75 du clan McCartney.

La direction du groupe evenko, promoteur d’événements, ne cachait pas sa satisfaction d’avoir réussi à faire venir la star internationale, permettant ainsi aux gens de pouvoir vivre des moments «historiques».

Evenko avait fait passer une annonce dans des médias afin de remercier la gérance de McCartney, en soulignant que «17 000 personnes vont chanter à l’unisson Paul, We love you, yeah, yeah yeah».

Seulement un spectacle était prévu dans la métropole québécoise mais evenko avait fait des démarches, en vain, pour une deuxième représentation.

Paul McCartney livrera pourtant deux prestations à Philadelphie et deux autres à Pittsburgh la semaine prochaine pour la fin de sa tournée nord-américaine «Up and Coming» qui a commencé à la fin mars.

Source: cyberpresse.ca

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